Le Monstre Autophobique

A pas feutrés, il avance vers ce groupe de personnes,
Poussé par cette faim d’interactions sociales.
Son ventre vide gargouille, mais l’heure du repas sonne,
Et il brandit son arme : son sourire amical.

Classiques banalités, il lance la discussion,
Et les sujets, idées, avis et opinions pleuvent ;
D’autres proies rassurées joignent la conversation,
Lui offrant par la même ce jus dont il s’abreuve.

Je suis ce prédateur qui a faim de sourires,
Ce glouton de rencontres, cet assoiffé de rires,
Ce boulimique avide de nouvelles amitiés,

Qui, tiraillé par la faim, vainc sa timidité.
La solitude me tue, la compagnie m’enivre.
Sans elle je suis foutu ! J’en ai besoin pour vivre.

Ryfe

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