Le Monstre Autophobique

A pas feutrés, il avance vers ce groupe de personnes,
Poussé par cette faim d’interactions sociales.
Son ventre vide gargouille, mais l’heure du repas sonne,
Et il brandit son arme : son sourire amical.

Classiques banalités, il lance la discussion,
Et les sujets, idées, avis et opinions pleuvent ;
D’autres proies rassurées joignent la conversation,
Lui offrant par la même ce jus dont il s’abreuve.

Je suis ce prédateur qui a faim de sourires,
Ce glouton de rencontres, cet assoiffé de rires,
Ce boulimique avide de nouvelles amitiés,

Qui, tiraillé par la faim, vainc sa timidité.
La solitude me tue, la compagnie m’enivre.
Sans elle je suis foutu ! J’en ai besoin pour vivre.

Ryfe

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Tranche de vie musulmane

Pérégrination malaisiennes… Je me suis retrouvé à Kota Bahru qui est sur mon trajet des îles Perhentian où je me rendais. C’est une ville particulièrement musulmane et j’ai décidé d’y rester quelques jours pendant le ramadan pour m’inspirer de l’humeur de la ville. Bien m’en a pris…

Chez Zeck

Je vivais chez Zeck, un habitant à la personnalité hors-norme. Rongé par la faim, j’ai décidé de sortir de ma tanière pour aller me restaurer et profiter du marché de nuit. En déambulant, je tombe sur un Pizza Hut. J’hésite mais je décide de l’ignorer, alléché par une odeur bien plus appétissante et exotique. Dans un espèce de grand restaurant pour Restaurant Musulmanmusulmans se trouvaient des familles, des couples, des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, avec des assiettes qui me mettaient l’eau à la bouche.

Je décide donc de rentrer. Je ne sais pas trop comment ça marche. Je déambule dans l’endroit à la recherche d’information. Personne ne semble parler anglais. Je ne comprends pas. finalement, un homme me tend une assiette de riz et m’invite à me servir. Je ne me le fais pas dire deux fois et je remplis mon assiette à ras-bord. Puis je cherche à payer… pas de caisse. Là encore, à force de tourner en rond en faisant des gestes, quelqu’un me demande si je veux payer maintenant et se dévoue. Je ne comprends que plus tard qu’on doit payer après.

Je cherche une place. Tout le monde me regarde. J’ai attiré toutes les attentions. Un mec m’invite du regard. Je m’assois. Il me parle et me demande si je suis musulman. Je dis que non et crains de devoir l’être pour être ici. Il me dit que c’est OK mais que ce serait bien que j’attende 4 minutes. J’écarquille les yeux et je comprends. Je regarde autour de moi : des dizaines de regards, plus amusés que réprobateurs, sont posés sur moi. Les assiettes sont pleines… mais personne n’y touche. Cet homme, Kamal, vient de me sauver d’un embarras certain. Je retire la fourchette planté dans mon poisson et la repose sur la table. Je me serais foutu la honte sans m’en apercevoir sans lui. On discute. Il est trop cool et parle de destiné : Il ne prend jamais deux verres sauf cette fois. Il m’offre amicalement à boire.

Le signale est donné et tout le monde se met à manger dans une ambiance familiale et positive qui me marque et me touche. Je me jette sur mon assiette. Un délice.

Le déluge éclate. C’est fréquent en Malaisie. Tout le monde se rapproche pour se protéger. PizzaHutBonne ambiance, bonne humeur, chaleur humaine.

À la fin du repas, je me lève et regarde en face le Pizza Hut où j’ai failli me rendre. Il est rempli d’occidentaux. Je souris et suis tellement heureux de n’y être pas allé.

Merci Kamal pour ce beau moment !

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Arnaque et quintessence de stupidité pure

pigeonUn peu de temps s’est écoulé depuis que ce drame coupable s’est produit. La plaie ne s’est pas encore refermée, mais je pense que ça va suffisamment mieux pour que je passe à l’étape suivante de mon processus de guérison… la confession.

Afin de garder la véracité et l’émotion de mon propos intact, je choisis de vous faire part de cette histoire telle que je l’ai rapportée à mes proches.

J’ai tellement honte que j’ai envie de crever !
Je m’en veux tellement que je n’arrive pas à respirer ! Je me sens sale !

Pourquoi ?

Je vais faire court car raconter cette mésaventure me donne la nausée ;-( Continuer la lecture

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J’ai remarqué qu’à Kuala Lumpur…

Drapeau MalaisienJe me suis promis de blogger régulièrement, pour garder un souvenir de mon court voyage asiatique, mais il est difficile de trouver le temps. Plutôt que de procrastiner sans cesse, je vais livrer mes premières impressions brutes de coffrage, sans effet de style ni analyse, à l’image de ce vieux billet.

Les premières choses qui m’ont surprises :

La chaleur étouffante, limite épouvantable, de Kuala Lumpur. J’ai transpiré à grosses goutes. Il faut s’habituer à être tout le temps moite. Et ça commence quelques minutes en sortant de la douche.

Mon sac Eastpack à roulettes est juste complètement inadapté en Asie. J’aurais dû investir dans un back-pack. (Austin, tu avais raison, une fois de plus ;-)

Il y a énormément de motos ! Et les motards portent quasiment tous leur veste à l’envers quand ils conduisent leur mobylette (l’ouverture dans le dos). Je ne suis pas encore parvenu à savoir si c’est pour le style ou si c’est juste beaucoup plus pratique pour quelques raisons que j’ignore…

Il y a une explosion assez magnifique de couleurs ! Les maisons, les panneaux, les cabines téléphoniques (Je n’ai jamais vu personne s’en servir tant les mobiles sont utilisés à profusion ici), les vêtements… C’est peut-être sale, mais ce n’est pas terne !cabines-LOW

J’ai ensuite remarqué, en me promenant le lendemain :

A Kuala Lumpur il y a beaucoup de gens pauvres mais pas de misère comme je l’imaginais. Les gens m’ont d’ailleurs surpris par leur débrouillardise. Tout est business. La quasi totalité des locaux qui vous abordent, c’est pour vous vendre quelque chose.

Le respect de l’espace personnel est très différent ici ! La sphère intime est quasiment inexistante. Les gens vous frôlent, vous touchent, les peaux se mêlent, les odeurs aussi ! Tiens, je viens de tomber sur ce mot en écrivant ces lignes : la proxémie.

La saleté générale. Dès lors qu’on s’écarte des sentiers battus (ma spécialité), on découvre une saleté hors du commun. Il y a de l’eau croupie partout d’où ce dégage une odeur pestilentielle. Les effluves nauséabondes (mélange de vieilles poubelles, de rat crevé, de poisson pas frais et d’eaux usées) viennent vous taquiner les narines par surprise à chaque coin de rue. Paraît qu’en Chine et qu’en Inde c’est pire… Ça laisse présager du pire.

Couleurs

Mélange de cultures, de couleurs dans une ville hyperactive…

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Je suis à Kuala Lumpur…

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Toutes les bonnes choses ont une fin

AussiLogoAprès 616 jours en Australie, mon aventure sur l’île Continent s’achève. Si ça ne tenait qu’à moi, ça se serait poursuivi encore très longtemps ; mais les événements sont ce qu’ils sont et le luxe du choix ne m’appartient plus. Plus de travail, plus d’argent, visa qui s’achève… C’est bel et bien fini.

Je suis triste de partir. Et le fait d’avoir gouté aux merveilles que ce pays à offrir et d’avoir si longtemps eu à porté de main ce rêve de pouvoir m’établir ici n’aident pas à apaiser ma peine ; Devoir laisser mes nouveaux amis et mes nouvelles habitudes non plus. Il est temps d’être suffisamment mature et sage pour me débarrasser de ce goût acre d’échec que j’ai au fond de ma gorge. Après tout, cette expérience est pleine de tellement de choses positives…

C’était une aventure formidable !

L’Australie est belle. Intensément belle. Tout le monde a vu de belles images de l’Australie mais la beauté du pays va au delà. Au delà des plages paradisiaques, des villes modernes super propres, des parc nationaux, des paysages, des déserts de sable rouge, des forets tropicales à la flore variés, etc. Se réveiller avec le chant des Kookaburras ou voir des flopées de perroquets en pleine ville ou croiser tant d’oiseaux différents est un plaisir indescriptible.

Pelican

Des pélicans que j’ai photographiés à Gold Coast

Avec le temps, alors que j’avais fini par devenir un « blasé du Kangourou » je me surprenais régulièrement à m’émerveiller. Je me rappelle cette fois où, en pleine leçon de surf, un groupe de dauphins s’est mis à s’amuser pas loin de nous. Magique.

Le mode de vie m’y a plu. Tout comme son « dynamisme nonchalant ». Et cette nonchalance à la Martiniquaise me correspond. (J’aimerais d’ailleurs tant que l’île aux fleurs soit aussi dynamique !) Inutile de lister tout ce que j’ai adoré. Le fait est que j’ai adoré.

Explosion de surprises

J’ai fais des choses que je n’aurais jamais imaginé faire. Ma petite aventure est riche d’une myriade de surprises. Alors, en vrac : Continuer la lecture

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Interlude – Pause Lipstick

Voici un interlude que j’aime beaucoup. Je n’ai jamais réussis à trouver l’origine de ce dialogue. Quelqu’un sait d’où vient cet échange ? De quel film ? Dites-moi tout ! Quand je l’écoute, j’ai l’impression d’assister à une scène de film noir hollywoodien des années 40. 

Au fait, qui se souvient de quel album cet interlude est tiré ?

La scène telle que je me l'imagine ;-)

La scène telle que je me l’imagine ;-)

INTERLUDE :

- Au travail poupée ! Prenez ça, enlevez votre rouge à lèvres. Laissez-vous glisser contre moi et commençons.

- Nous avons commencé et déjà terminé, Monsieur. Au cas où vous auriez encore des illusions écoutez bien ce que je vais vous dire. J’ai remarqué que pour le culot vous êtes plutôt doué. Dans le rôle du cabot imbus de lui-même vous êtes imbattable ; Et, si j’ai consenti à vous suivre si loin, je précise que c’est parce que quand on tombe sur un phénomène aussi différent d’un homme bien élevé on est tenté de l’étudier de près. Donc, Monsieur, la petite chèvre que je suis ne se fera pas manger par le méchant loup que vous croyez être. Il ne vous reste qu’à faire exécuter un demi-tour à cette voiture et à me ramener au plus vite où vous m’avez enlevée. Ramassée plutôt.

- Je vous ai dit d’essuyer votre rouge à lèvre !

C’est surtout un moyen pour moi de recommencer à rédiger sur mon blog…
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