Première plongée à Bunaken

Il y a quelques jours, je me suis aventuré dans le nord de Sulawesi, à Manado. L’objectif était de me rendre sur l’ile de Bunaken et y faire de la plongée. Je suis ravi car j’y ai vu ma toute première tortue (alors que je les avais ratées à Exmouth en Australie et à Bali et en Malaisie, sur Perhentian Kecile) !

L’organisation et la sécurité étaient à chier et j’ai plongé sans binôme avec une jauge de profondeur pété. Je suis descendu à 25 mètres. Visibilité de fou ! Beaucoup de poissons très colorés dont je me fous du nom !

Je crois que j’aime vraiment la plongée. Dommage que ça coute si cher. J’espère pouvoir faire une dernière plongée en Thaïlande. On verra bien.

Il faut que je rédige un autre billet sur la pollution en Asie du Sud Est et sur la gestion des plastiques en général. L’Asie m’a aussi choqué sur ce point.

Je ferai ça dans mon prochain billet… Là, j’ai la flemme :-)

Publié dans Indonésie, Ma petite vie, Voyage | Marqué avec , , | 4 commentaires

Merci Cécile de Byron Bay

Dans le lot impressionnant de rencontres qu’il m’a été donné de faire lors de ce voyage en Asie, il y en a une plus plaisante / amusante / incongrue / originale / surprenante (il n’y a pas de mention inutile) que j’ai vécu à Bali et à laquelle je continue de penser…

Nord West de Bali - PemuteranAlors que je terminais mon séjour à Pemuteran, haut-lieu de la plongée dans le Nord-Ouest de Bali, j’ai fait la rencontre de cette femme.

J’avais prévu de me rendre sur l’île de Java l’après-midi même mais je n’avais absolument rien organisé. Je lui ai donc demandé si elle y était déjà allée et si elle avait quelques conseils à me donner. Je n’étais pas en « mode drague », mais elle était jolie, avait l’air sympathique, m’intriguait, et j’avais envie de lui adresser la parole et de faire sa connaissance.

La discussion que je pensais durer quelques minutes tout au plus a duré plus d’une heure. Cécile est une française au délicieux accent du Sud qui vit depuis de nombreuses années en Australie. Nous adorons tous les deux ce pays. Elle avait la chance d’y retourner quand j’étais moi contraint de le laisser. Points communs, centres d’intérêts similaires… la conversation a battu son plein et l’envie de partir est passée aussi vite que les heures ensemble.

Nous avons passé l’après-midi sur une plage peu fréquentée des touristes et avons nagé jusqu’à un magnifique bateau blanc ancré non loin de là. On y a conversé, fais plus amples connaissance, échangé sur nos vies.

Et elle était intéressante, Cécile. Passionnée, impliquée dans des nobles causes, réfléchie, amusante, originale. Vous savez, ces petits quelques choses qui vous rendent quelqu’un sympathique et attachant.

Et elle était belle, Cécile. Élancée, plantureuse, musclée, sexy. Elle respirait la santé et arborait ce sourire magnifique et charmeur.

J’ai repoussé mon départ à Java pour me joindre à elle dans un trekking organisé le lendemain matin. Je ne sais pas pourquoi j’ai pris cette décision parce qu’aussi vrai que nous nous entendions bien, pas une fois elle n’a montré un signe d’intérêt d’attirance pour ma personne. Je présume que prolonger le plaisir de passer du temps avec elle justifiait mon changement de plan et les frais associés.

Et les choses se sont accélérées…

Cécile m’a suggéré de me rendre dans sa guest house car elle avait réussi à négocier des prix bien plus intéressants que ce que je payais dans ma guest house à moi. J’ai accepté bien volontiers et ai récupéré tous mes bagages. Une fois sur place : COMPLET ! Sans hésiter, elle m’a proposé de passer la nuit dans son bungalow. Sans hésiter, j’ai accepté :)

Je me rappelle m’être dit en regardant le magnifique lit King size que j’étais ravi de cette situation (pour des raisons évidentes) mais aussi que c’était un peu… étrange. Je ne savais pas trop où ça allait me mener, mais j’ai pensé que ça ne pouvait qu’être positif.

Nous avons diné tous les deux dans un bouiboui que j’affectionnais particulièrement, avons discuté cul et porno, avant de passer la soirée avec des expats de toutes origines dans le bar d’un français sympa rencontré plus tôt… Puis nous sommes rentrés nous coucher.

Je me rappelle avoir pris une douche et m’être rasé. Histoire d’être frais et irréprochable au cas où je serais chanceux. Vous savez… On ne sait jamais… sur un malentendu… :-)

Je vais dans la chambre et découvre une BOMBE !

J’ai omis de vous dire qu’à la plage, elle m’a dit en plaisantant que j’étais la seule raison pour laquelle elle ne se mettait pas seins nus (bien que je lui ai rétorqué qu’il ne fallait pas qu’elle se gène pour moi ;-) et qu’elle portait ce superbe maillot string qui dévoilait un cul d’Antillaise d’une fermeté et d’une rotondité à faire saliver quiconque attiré par les femmes. J’ai omis de vous décrire la féminité de ses courbes, la puissance de son sex appeal ; Mais je m’égare : revenons à la BOMBE.

Je rentre donc dans la chambre et la découvre allongée avec un petit slip sexy et un large Tshirt qui laisse deviner et même apercevoir ses beaux seins lourds. Une véritable explosion érotique. J’étais en admiration. Mais je ne voulais pas le montrer. Pas trop. Je luttais pour que mes yeux ne cèdent pas à son extraordinaire pouvoir d’attraction.

Et c’est là que les choses deviennent vraiment étranges : Pas question de faire mon renard puisqu’elle ne me donne aucun signe d’intérêt et la façon dont elle parle me laisse même entendre qu’elle m’a clairement friend zonné. Les signaux sont contradictoires. Je suis un peu perdu, mais dans le doute, je ne fais rien. Normal. On discute un peu et je m’apprête à dormir sur la béquille en me demandant ce que j’ai raté et en me disant que je ne suis décidément pas doué pour ce genre de choses…

Stupeur et tremblement

Alors que je tâche de m’endormir paisiblement en faisant fi de cette étrange situation et de cette excitation qui me font tourner la tête, un événement pour le moins inattendu rend cette situation encore plus étrange, cocasse et excitante qu’elle ne l’était déjà : le couple du bungalow adjacent s’est mis à faire l’amour. Calmement d’abord, en nous distillant avec savante parcimonie soupirs et petits gémissement à travers la fine parois, puis dans une débauche sonore non équivoque de râles de plaisirs, d’étreintes répétées et autres explosions orgasmiques. La tête de la voisine

C’était très très spécial ! Elle semblait se noyer dans un océan de plaisir (à moins que…) ! On ne va pas se mentir l’excitation est très contagieuse et je crevais de désir ! Continuer la lecture

Publié dans Indonésie, Ma petite vie, Voyage | Marqué avec , , , | 14 commentaires

J’ai remarqué qu’à Bali

Dans la continuité de ce que j’ai fait pour l’Australie ou pour Kuala Lumpur, voilà un billet empreint de paresse où je me contente de présenter mes premières impressions en arrivant dans un nouvel endroit : Bali.

Cette île est d’une beauté inouïe. Les paysages sont variés, la culture est extrêmement riche et préservée. Il y a des centaines de temples, absolument partout. Chaque jour ils mettent des offrandes sur le sol ! offrandes BalinaisesDes similitudes avec la Martinique, il y en a énormément : Ils sont souvent en retard et ça,  leur semble normal. Ils font des combats de coq illégaux avec paris, dans des pitts, comme chez nous. Je pouvais voir des dizaines de coqs (les meilleurs) enfermés dans des cages en osier le long des routes, dans plusieurs villages. Ils ont une petite industrie du travail du bois mahogany comme en Martinique. Sinon, ils boivent de l’eau de l’eau de coco, du jus de canne, etc. Eau de coco secUne différence en revanche est qu’ils ont une industrie du tourisme qui fonctionne. C’est une véritable leçon qu’ils donnent à tout martiniquais visitant l’ile et s’intéressant un tant soit peu à la question du tourisme et de développement économique et de mise en valeur du territoire. Le dynamisme et la débrouillardise des gens d’ici m’ont absolument impressionné.

Il faut que je trouve le temps de détailler à quel point nous sommes mauvais en Martinique… Alors qu’il serait possible de faire tellement mieux ;-( Continuer la lecture

Publié dans Indonésie, Voyage | Marqué avec | 5 commentaires

Le Monstre Autophobique

A pas feutrés, il avance vers ce groupe de personnes,
Poussé par cette faim d’interactions sociales.
Son ventre vide gargouille, mais l’heure du repas sonne,
Et il brandit son arme : son sourire amical.

Classiques banalités, il lance la discussion,
Et les sujets, idées, avis et opinions pleuvent ;
D’autres proies rassurées joignent la conversation,
Lui offrant par la même ce jus dont il s’abreuve.

Je suis ce prédateur qui a faim de sourires,
Ce glouton de rencontres, cet assoiffé de rires,
Ce boulimique avide de nouvelles amitiés,

Qui, tiraillé par la faim, vainc sa timidité.
La solitude me tue, la compagnie m’enivre.
Sans elle je suis foutu ! J’en ai besoin pour vivre.

Ryfe

Publié dans Ma petite vie, Poésie | Marqué avec | Laisser un commentaire

Tranche de vie musulmane

Pérégrination malaisiennes… Je me suis retrouvé à Kota Bahru qui est sur mon trajet des îles Perhentian où je me rendais. C’est une ville particulièrement musulmane et j’ai décidé d’y rester quelques jours pendant le ramadan pour m’inspirer de l’humeur de la ville. Bien m’en a pris…

Chez Zeck

Je vivais chez Zeck, un habitant à la personnalité hors-norme. Rongé par la faim, j’ai décidé de sortir de ma tanière pour aller me restaurer et profiter du marché de nuit. En déambulant, je tombe sur un Pizza Hut. J’hésite mais je décide de l’ignorer, alléché par une odeur bien plus appétissante et exotique. Dans un espèce de grand restaurant pour Restaurant Musulmanmusulmans se trouvaient des familles, des couples, des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, avec des assiettes qui me mettaient l’eau à la bouche.

Je décide donc de rentrer. Je ne sais pas trop comment ça marche. Je déambule dans l’endroit à la recherche d’information. Personne ne semble parler anglais. Je ne comprends pas. finalement, un homme me tend une assiette de riz et m’invite à me servir. Je ne me le fais pas dire deux fois et je remplis mon assiette à ras-bord. Puis je cherche à payer… pas de caisse. Là encore, à force de tourner en rond en faisant des gestes, quelqu’un me demande si je veux payer maintenant et se dévoue. Je ne comprends que plus tard qu’on doit payer après.

Je cherche une place. Tout le monde me regarde. J’ai attiré toutes les attentions. Un mec m’invite du regard. Je m’assois. Il me parle et me demande si je suis musulman. Je dis que non et crains de devoir l’être pour être ici. Il me dit que c’est OK mais que ce serait bien que j’attende 4 minutes. J’écarquille les yeux et je comprends. Je regarde autour de moi : des dizaines de regards, plus amusés que réprobateurs, sont posés sur moi. Les assiettes sont pleines… mais personne n’y touche. Cet homme, Kamal, vient de me sauver d’un embarras certain. Je retire la fourchette planté dans mon poisson et la repose sur la table. Je me serais foutu la honte sans m’en apercevoir sans lui. On discute. Il est trop cool et parle de destiné : Il ne prend jamais deux verres sauf cette fois. Il m’offre amicalement à boire.

Le signale est donné et tout le monde se met à manger dans une ambiance familiale et positive qui me marque et me touche. Je me jette sur mon assiette. Un délice.

Le déluge éclate. C’est fréquent en Malaisie. Tout le monde se rapproche pour se protéger. PizzaHutBonne ambiance, bonne humeur, chaleur humaine.

À la fin du repas, je me lève et regarde en face le Pizza Hut où j’ai failli me rendre. Il est rempli d’occidentaux. Je souris et suis tellement heureux de n’y être pas allé.

Merci Kamal pour ce beau moment !

Publié dans Cuisine, Malaisie, Société, Voyage | Marqué avec | 2 commentaires

Arnaque et quintessence de stupidité pure

pigeonUn peu de temps s’est écoulé depuis que ce drame coupable s’est produit. La plaie ne s’est pas encore refermée, mais je pense que ça va suffisamment mieux pour que je passe à l’étape suivante de mon processus de guérison… la confession.

Afin de garder la véracité et l’émotion de mon propos intact, je choisis de vous faire part de cette histoire telle que je l’ai rapportée à mes proches.

J’ai tellement honte que j’ai envie de crever !
Je m’en veux tellement que je n’arrive pas à respirer ! Je me sens sale !

Pourquoi ?

Je vais faire court car raconter cette mésaventure me donne la nausée ;-( Continuer la lecture

Publié dans Coup de gueule, Ma petite vie, Malaisie | Marqué avec , | 4 commentaires

J’ai remarqué qu’à Kuala Lumpur…

Drapeau MalaisienJe me suis promis de blogger régulièrement, pour garder un souvenir de mon court voyage asiatique, mais il est difficile de trouver le temps. Plutôt que de procrastiner sans cesse, je vais livrer mes premières impressions brutes de coffrage, sans effet de style ni analyse, à l’image de ce vieux billet.

Les premières choses qui m’ont surprises :

La chaleur étouffante, limite épouvantable, de Kuala Lumpur. J’ai transpiré à grosses goutes. Il faut s’habituer à être tout le temps moite. Et ça commence quelques minutes en sortant de la douche.

Mon sac Eastpack à roulettes est juste complètement inadapté en Asie. J’aurais dû investir dans un back-pack. (Austin, tu avais raison, une fois de plus ;-)

Il y a énormément de motos ! Et les motards portent quasiment tous leur veste à l’envers quand ils conduisent leur mobylette (l’ouverture dans le dos). Je ne suis pas encore parvenu à savoir si c’est pour le style ou si c’est juste beaucoup plus pratique pour quelques raisons que j’ignore…

Il y a une explosion assez magnifique de couleurs ! Les maisons, les panneaux, les cabines téléphoniques (Je n’ai jamais vu personne s’en servir tant les mobiles sont utilisés à profusion ici), les vêtements… C’est peut-être sale, mais ce n’est pas terne !cabines-LOW

J’ai ensuite remarqué, en me promenant le lendemain :

A Kuala Lumpur il y a beaucoup de gens pauvres mais pas de misère comme je l’imaginais. Les gens m’ont d’ailleurs surpris par leur débrouillardise. Tout est business. La quasi totalité des locaux qui vous abordent, c’est pour vous vendre quelque chose.

Le respect de l’espace personnel est très différent ici ! La sphère intime est quasiment inexistante. Les gens vous frôlent, vous touchent, les peaux se mêlent, les odeurs aussi ! Tiens, je viens de tomber sur ce mot en écrivant ces lignes : la proxémie.

La saleté générale. Dès lors qu’on s’écarte des sentiers battus (ma spécialité), on découvre une saleté hors du commun. Il y a de l’eau croupie partout d’où ce dégage une odeur pestilentielle. Les effluves nauséabondes (mélange de vieilles poubelles, de rat crevé, de poisson pas frais et d’eaux usées) viennent vous taquiner les narines par surprise à chaque coin de rue. Paraît qu’en Chine et qu’en Inde c’est pire… Ça laisse présager du pire.

Couleurs

Mélange de cultures, de couleurs dans une ville hyperactive…

Continuer la lecture

Publié dans Malaisie | Marqué avec , | 2 commentaires